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Livre de Béréchith

Parchath Leh-Leha

Le’h-Lé’ha – Une Joyeuse Paracha

Chronique d’une Élévation

Installer la Terre d’Israël

Substance du Judaïsme

Plus Fort Que La Raison

Le’h-Lé’ha – Une Joyeuse Paracha

Il y a un proverbe du Rabbi précédent de Loubavitch, Rabbi Yossef Yits’hak Schneerson,  qu’il rapporta au nom de son père, le Rabbi Rachab : 

« La première Paracha de la Torah, Béréchith, est une joyeuse Paracha, car nous y lisons que Hachem créa le monde et tous ses habitants

« Cependant, Noa’h raconte l’histoire du Déluge. La semaine dans laquelle cette histoire est lue est, par conséquent, triste, mais elle se termine sur une note joyeuse avec la naissance de notre patriarche Avraham

« Néanmoins, la semaine la plus joyeuse est celle où nous lisons la Paracha de Le’h-Lé’ha. Nous vivons durant tous les jours de cette semaine avec Abraham. » 

Pourquoi la lecture de la Torah de cette semaine – Le’h-Lé’ha – est considérée la plus joyeuse des trois Parachioth ? 

Béréchith relate l’histoire de la Création. Cet épisode raconte les œuvres de D-ieu, et il décrit en détail comment Il créa le monde en six jours. La Paracha nous apprend ce que Hachem a fait, mais ne nous raconte pas les actes des créatures elles-mêmes. 

Noa’h, par contre, traite des actions de l'espèce humaine à l'origine. Nous découvrons dans cette Paracha le Déluge, le comportement des gens de la génération de Noa’h, ainsi que les actes du juste Noa’h, lui-même. 

Ainsi, chacune des deux premières Parachioth s’intéresse à un aspect radicalement différent.  Le thème de Béréchith tourne autour de D-ieu et du Divin, alors que Noa’h  se concentre sur l’histoire plus matérielle de l'espèce humaine. Ni dans l'une, ni dans l'autre de ces Parachioth n’est exprimé le lien entre Hachem et l’Homme, l’union des dimensions les plus élevées avec les degrés inférieurs. 

C’est en appliquant la volonté de D-ieu et  en pratiquant Ses Mitsvoth qu’un Juif peut créer ce lien.

Lorsque les Juifs observent les commandements de  la Torah, ils s’approchent de Hachem et se lient à Lui par un lien éternel. Quand D-ieu donna Sa Torah au peuple Juif, Il lui donna les moyens de forger un lien entre les « dimensions les plus hautes » – D-ieu – et les « mondes inférieurs » –  les êtres humains. 

La préparation au Don de la Torah commença par Le’h-Lé’ha. D-ieu s’adressa à Avraham ; Il lui demanda de quitter son pays natal et Avraham obéit. Il ignora ses envies personnelles ainsi que ses penchants naturels. Abraham mit tout en action pour accomplir la volonté Divine d'établir une « Résidence » pour Lui dans ce monde matériel. 

C’est là que commença la merveilleuse relation avec D-ieu qui se perpétue et se renforce chaque fois que nous exécutons une Mitsva. 

C'est pourquoi Le’h-Lé’ha est la plus joyeuse des trois premières Parachioth de la Torah. La première évoque uniquement les dimensions supérieures ; la seconde ne s’intéresse, elle, qu’au monde inférieur. Ce n'est qu'à la troisième Paracha – Le’h-Lé’ha – que commence la véritable relation avec D-ieu.

Likouté Si’hoth Vol XV

Chronique d’une Élévation

Le nom d’une Paracha n’est certainement pas le fruit du hasard ; il renferme et reflète l’idée maîtresse contenue dans les chapitres qui la composent. Ceci est donc aussi applicable à notre Paracha, « Le’h-Lé’ha » qui signifie textuellement : « Va pour toi ». Ce titre implique un perpétuel mouvement en avant.

Le parcours d’Avraham préfigure justement cet élan, ce mouvement vers le haut, qui constitue, en réalité, la raison d’être de chaque Juif.

Ainsi, le début de  la Paracha suit cette logique de l’élévation et de la progression. Avraham accomplit la parole Divine « Quitte ta terre, ton pays natal, la maison de ton père » pour se rendre sur la terre d’Israël. Là, il ne s’arrête pas ; il poursuit son chemin et dirige ses pas vers le lieu qui deviendra Yérouchalayim, précisément vers l’endroit où sera édifié le Beth-Hamikdach.

Tout ceci ne fait qu’exprimer la volonté d’Avraham de monter constamment de niveau pour atteindre les degrés spirituels les plus sublimes.

Pourtant, voici que nous apprenons, quelques versets plus tard, qu’une famine s’abattit sur la terre d’Israël et qu’Avraham fut contraint de descendre en Egypte, un pays qui était, alors, dans une situation de déchéance. Comment comprendre cette descente dans le contexte du « Le’h-Lé’ha », de la perpétuelle élévation ?

Nos sages nous enseignent que les faits et gestes des patriarches servent de signes – d’archétypes – à leur progéniture. Le Zohar affirme que la descente d’Avraham en Egypte préfigure l’exil du peuple Juif dans ce même pays. Le Zohar poursuit et précise que c’est la sortie victorieuse d’Avraham de cette épreuve qui permit à ses descendants d’être libérés des chaînes de l’esclavage.

Ainsi, Avraham quitta l’Egypte chargé d’or et d’argent ; le peuple Juif connut le même sort et quitta, lui aussi, le pays avec une richesse considérable.

Par conséquent, la descente d’Avraham en Egypte ne fut qu’apparente et temporaire puisque dans l’ensemble elle s’inscrivait dans la perspective du « Le’h-Lé’ha », d’une évolution.

Ceci peut être traduit dans le contexte de notre propre expérience en exil. L’intention profonde de l’exil de notre peuple est qu’il développe, dans des circonstances difficiles et sombres, un potentiel latent pouvant lui permettre d'accéder à un niveau supérieur à celui que l’on pouvait atteindre à l’époque du Beth-Hamikdach.

La descente est donc partie intégrante de l’ascension.

Cette idée nous permet de surmonter toutes les difficultés rencontrées dans notre service de D-ieu. En effet, nous serions tentés, en regardant autour de nous, de tomber dans le désespoir ; nous pouvons nous interroger et douter du fait que nous puissions, un jour, éclairer le monde par la lumière de la Torah. Notre Paracha  nous démontre que toute descente n’est que superficielle.

La situation actuelle représente, en fait, une étape indissociable de l’élévation à venir. Le monde devient, de ce fait, chaque jour, plus raffiné et il atteindra bientôt le point culminant lorsqu’il sera devenu, véritablement, une Résidence pour D-ieu.

Likouté Si’hoth Vol V

Installer la Terre d’Israël

La Paracha de cette semaine, Le’h-Lé’ha, a une signification particulière pour nous du fait que c’est le premier passage de la Torah dans lequel Hachem s’adresse à Avraham, le premier Juif. Ce texte commence par l’injonction Divine de quitter son pays natal, de rejoindre la terre d’Israël, puis y sont développées les promesses faites à Abraham et à sa descendance ; la Paracha se conclut par la Mitsva de la Milah – la circoncision.

Ces événements ont une importance primordiale pour chacun de nous - descendants d’Avraham - pas seulement à cause de leur caractère historique, mais surtout parce que nous pouvons en tirer des leçons pour notre quotidien.

Le mode de service de D-ieu entrepris par Avraham s’inscrit dans une période qualifiée par nos Sages comme «les deux mille ans du Torah, » c'est-à-dire le processus par lequel Abraham a préparé le monde au Don de la Torah. Quelle signification contemporaine pouvons-nous donner à ce texte, plus de trois mille ans après le don de la Torah ?

Chaque Juif récite – chaque matin - une bénédiction louant D-ieu comme le « Noten HaTorah – Celui qui Donne la Torah » ; nous employons le présent pour signifier qu’Il reproduit, chaque jour, cet acte. Nous devons donc, nous aussi, suivre les pas du Patriarche et préparer le monde dans son ensemble à cet événement quotidien du Don de La Torah. Le service d’Avraham reste donc toujours pertinent et peu importe l’époque dans laquelle nous vivons.

En outre, la conduite d’Abraham préfigure le but ultime du Don de la Torah, c’est-à-dire l’application de la Torah et des Mitsvoth dans le monde physique, et de manière optimale sur la Terre d’Israël. Dans un sens plus large, nous avons pour mission de transformer chaque espace où nous vivons, en « Erets Israël – Terre d’Israël » au sens spirituel du terme : un lieu où la présence Divine serait plus manifeste. Notre Paracha rapporte précisément les éléments qui inspirent cette démarche : la promesse Divine de donner la Terre Sainte aux Juifs, ainsi que les déplacements d’Avraham sur cette terre, dans le but d’en prendre possession pour lui et ses descendants.

Cette promesse Divine a une pertinence particulière, aujourd’hui, à la veille de la venue du Machia’h. Hachem a promis à Abraham le pays de dix nations. Ceci comprend non seulement les sept régions de Canaan conquises après la sortie d’Egypte, mais aussi les terres du Keini, du Kenizi et du Kadmoni. La réalisation de cette promesse ne s’appliquera qu’à l’avènement Messianique. Là, tous les juifs de notre génération - incluant les Dix Tribus Perdues – demeureront en Erets Israël, ainsi que les Juifs des générations précédentes qui reviendront au moment de la Résurrection.

La Paracha de Le’h-Lé’ha entame la préparation au Don de la Torah, et par là même à la Guéoulah, où la pratique de l’intégralité de  la Torah prévaudra, puisque les facettes les plus profondes du Judaïsme seront alors révélées. Ainsi, sommes-nous engagés, aujourd’hui encore, dans la transformation de ce monde en Résidence pour D-ieu – l’esprit de la Terre Sainte.

Chabbath Le’h-Lé’ha 5751

Substance du Judaïsme

La Paracha de Le’h-Lé’ha débute par ce verset : « Quitte ton pays, ton lieu de naissance…Je ferai de toi une grande nation… »

Il est intéressant de remarquer que la Torah nous parle ainsi d’Avraham sans même introduire une présentation du personnage comme cela a été fait pour Noa’h : « Noa’h était un Tsaddik – un homme juste. » Il semble qu’une facette de la personnalité du Patriarche, conformément aux enseignements du Midrash, ait été éclipsée : sa découverte de D-ieu, ses épreuves et ses choix à Our Kasdim et à ‘Haran !

Nous pouvons en déduire que la Torah veut nous indiquer, par cette voie, que l’existence d’Avraham en tant que Patriarche et premier Juif – en dépit de toutes ses qualités antérieures – prit le cap déterminant l’édification de notre peuple par ce choix de D-ieu et cet ordre : « Quitte ton pays… »

C’est ce qui fait la spécificité de notre peuple. La relation des autres nations avec D-ieu découle de la connaissance et de la compréhension qu’elles ont du phénomène spirituel. C’est cela qui les motive à se lier et à obéir au message de D-ieu. Par contre, la relation du peuple Juif avec Hachem et son existence en tant que nation ne dépendent pas de son choix personnel mais de celui de D-ieu.

C’est bien ce qui fait le caractère particulier de ce peuple. Il acquiert une empreinte Divine, et c’est ainsi qu’il a le moyen de dépasser les contraintes de la Création.

Ceci est valable aussi pour les commandements respectifs que les nations et Israël se sont engagés à observer. La différence n’est pas uniquement quantitative – 7 pour les nations et 613 pour les Juifs – elle est aussi qualitative.

L’objet des 7 commandements Noa’hides est d’assurer une stabilité mondiale dans le but de raffiner la matière et l’homme. La finalité est d’emmener la Création à son état optimum. C’est pourquoi les limites de la logique et la raison sont  de mise pour l’application de ces commandements. Les Mitsvoth sont différentes : au-delà de leur fonction de raffiner l’homme et le monde, leur but est de relier et d’unir l’homme et la Création avec Hachem.

Du fait qu’il existe une infinie différence entre le Créateur et les créatures, il est donc évident que les êtres créés et leur  service de D-ieu ne représentent rien de signifiant face à l’infini du Divin. Le seul moyen qui permette aux actions et aux hommes de s’unir avec D-ieu – d’avoir un relief conséquent – vient du fait que le Créateur fit Lui-même le choix – institua le principe – que les faits et gestes des créatures aient une telle portée.

C’est ce principe que la Torah tente de nous apprendre dès le début de notre histoire : Ce ne sont pas les qualités personnelles d’Avraham qui firent de lui un être si particulier ; mais plutôt le choix de D-ieu. Son lien avec le Créateur résultait du fait qu’il fut choisi pour mettre en œuvre le projet Divin et qu’il s’y engagea au-delà de toute logique.

Likouté Si’hoth XXV

Plus Fort Que La Raison

D-ieu annonça à Avraham – alors qu’il avait déjà Yichmaël – qu’il allait avoir un autre enfant, Yits’hak. Mais Avraham répliqua : « Puisse Yichmaël mériter de vivre devant toi. » Avraham se serait suffi de voir son fils Yichmaël suivre la voie des commandements de D-ieu.

Cependant, Hachem expliqua à Avraham que le peuple Juif ne sera issu qu’à partir de la descendance  de Yits’hak. Hachem assura qu’il tirera satisfaction de la conduite de Yichmaël, mais que c'est de son fils Yits’hak qu’il obtiendra la vraie satisfaction. 

La naissance de Yichmaël fut un phénomène naturel, alors que celle de Yits’hak était le fruit d’un miracle. Avraham et Sarah ne pouvaient pas avoir d’enfant à un âge si avancé. Personne ne pouvait croire qu’une telle chose allait se produire. Pourtant, Yits’hak naquit.

Il existe une autre différence entre Yits’hak et Yichmaël ; c’est l’âge auquel ils entrèrent dans l’alliance de la Milah.

Yichmaël avait treize ans lorsqu’il fut circoncis. A cet âge, l’intellect d’une personne est déjà assez stable. L’homme est alors capable de prendre des décisions rationnelles basées sur la réflexion. C’est la raison pour laquelle l’homme devient, à cet âge, responsable de ses actes et soumis à l’application des Mitsvoth. A treize ans, Yichmaël accepta consciemment de se relier à D-ieu et fut circoncis. 

La circoncision de Yits’hak prit place alors qu’il n’était âgé que de huit jours. Personne ne pouvait obtenir la permission de l’enfant pour pratiquer cet acte. Mais c’est précisément dans ce cas que l’alliance est éternelle, car elle est inconditionnelle.

L’éducation de Yichmaël avait tout d’une éducation normale et sans souci. Il grandit sous le regard des ses parents qui donnèrent les moyens de comprendre et les outils qui l’amèneraient à s’attacher à D-ieu. Leurs efforts furent récompensés lorsqu’il prit la décision de faire la Brith-Milah à l’âge de treize ans.

Cependant, le Judaïsme ne peut être basé uniquement sur des fondements issus de l’analyse intellectuelle. Le Judaïsme est conscient que les capacités intellectuelles de l’enfant de treize ans ont leurs limites et que les vérités établies à cet âge ne sont pas immuables. Nul ne saurait prévoir l’avenir de telles convictions face aux épreuves que rencontre l’adulte. Chez cette personne, le fondement même de son Judaïsme – l’intellect – est déficient. 

D-ieu assura donc à Avraham qu’il obtiendrait le réel Na’hath – la véritable satisfaction – de son fils Yits’hak. Car comme pour la naissance de Yits’hak, le Judaïsme n’est pas soumis aux données naturelles. Le lien entre les Juifs et D-ieu transcende entièrement la nature ; il s’agit d’une union éternelle. Si le Judaïsme s’installe chez l’enfant à l’âge de huit jours, nous pouvons avoir l’assurance qu’il sera stable et immuable.

La leçon est claire. Nous ne pouvons pas reporter l’éducation Juive d’un enfant jusqu’à l’âge de la raison. C’est dès la naissance que nous devons inculquer chez l’enfant les valeurs d’un Judaïsme qui transcende toutes les limites de la nature. L’enfant qui sera élevé ainsi apportera une véritable satisfaction à ses parents.

Likouté Si’hoth Vol I