Livre de Béréchith

Parchath Hayé Sarah

Des Rois Nourriciers - Des Territoires Incontestables - L’éloge d’Avraham
Le Pouvoir des Lumières de Chabbath

Des Rois Nourriciers

« Avraham s’avança et se prosterna devant le peuple du pays, devant les enfants de ‘Heth. »

« Avraham se prosterna devant le peuple du pays. »

 (Genèse   23 – 7,12) 

Lorsque Avraham acheta, chez les enfants de ‘Heth, le caveau de la Ma’hapelah pour y enterrer sa femme, il se prosterna deux fois devant eux.

Le Midrash nous indique que ce jour là les enfants de ‘Heth avaient couronné Avraham. Ils proclamèrent : « Tu es prince de D-ieu parmi nous. » C’est pourquoi Avraham se prosterna à deux reprises devant eux. Il se prosterna « devant eux » – et non « à eux » – c’est-à-dire « en leur présence ».   

Avraham exprima ainsi sa gratitude envers D-ieu qui lui permit, ce jour, d’accéder au statut de roi.

D-ieu le récompensera, plus tard, pour s’être prosterné à deux reprises. Toutes les nations se prosterneront à deux occasions devant les descendants d’Avraham – le peuple Juif.

La première fois se produisit à l’époque du roi Salomon. Pendant son règne toutes les nations et leurs monarques vinrent lui rendre hommage à Yérouchalayim. Ainsi qu’il est écrit ( Psaumes 72 – 11 ) : « Tous les rois se prosternent devant lui. »

La deuxième fois se produira à l’époque du Machia’h, ainsi que le prédit le prophète Isaïe ( Isaïe 49 – 23 ) : « Les rois seront tes nourriciers et les princesses tes nourrices ; leur front jusqu’à terre se courbera devant toi. »

Midrash Hagadol

Des Territoires Incontestables

« Avraham écouta Éfron, puis, Avraham compta pour Éfron la somme qu’il lui a demandé, en présence des enfants de ‘Heth, quatre cents Chékels d’argent, en monnaie courante. »

(Genèse 23 – 16)

Rabbi Youdan Bar Simon nous indique que la Méaarath Hama’hpéla – le Caveau des Patriarches – fait partie des lieux de la terre d’Israël qui furent achetés en monnaie sonnante par nos ancêtres et sur lesquels les nations ne pourraient jamais réclamer au peuple Juif :

La Méaarath Hama’hpéla comme cela est décrit dans notre Paracha.

La ville de Ché’hem – où est d’ailleurs enterré Yossef – qui fut payée comptant par Yaakov, ainsi qu’il est écrit (Genèse 33 – 19) : « Il acquit la portion de terrain où il établit sa tente, de la main des enfants de ‘Hamor, père de Ché’hem, pour cent Késita. »

La ville de Yérouchalayim – où furent érigés le premier et le deuxième Temple et où sera construit le troisième Beth-Hamikdach – fut achetée par le Roi David, ainsi qu’il est dit (Chroniques I 21 – 25) : « David donna, donc, à Ornan pour l’emplacement des Chékels d’or, au nombre six cents. »

Midrash Rabba

L’éloge d’Avraham

« Avraham était âgé, avancé dans ses jours, et Hachem avait béni Avraham en  tout. »

 (Genèse   24 – 1) 

Nos sages citent plusieurs versets de la Bible qui, selon eux, font l’éloge d’Avraham :

David écrit dans les Psaumes (45 – 3) : « Tu es beau entre tous les hommes. » Il parle ici d’Avraham dont les actes étaient reconnus dans les mondes supérieurs et inférieurs et c’est pour cela qu’il mérita d’être béni en tout.

Le Psaume 24 dit : « Qui montera sur la montagne d’Hachem ? Qui se tiendra dans Sa Sainte Résidence ? Celui dont les mains sont sans taches, le cœur pur, qui ne livre pas son âme à la fausseté et ne prête de serment frauduleux : celui qui obtiendra la bénédiction d’Hachem et la bienveillance de D-ieu est son salut. »

« Qui montera sur la montagne d’Hachem ? » ainsi qu’il est dit (Genèse 22 – 12) : « Maintenant, je sais que tu crains D-ieu. »

« Qui se tiendra dans Sa Sainte Résidence ? » ainsi qu’il est dit (Genèse 22 – 3) : « Avraham se leva … il se dirigea vers l’endroit que D-ieu lui indiqua. »

« Celui dont les mains sont sans taches », c’est Avraham qui refusa toute récompense après la guerre des rois.

« Le cœur pur » car il tenta de sauver Sodome.

« Et ne prête de serment frauduleux », ainsi qu’il est écrit (Genèse 14 – 21) : « Je lève ma main devant le D-ieu Suprême… »

« Celui qui obtiendra la bénédiction d’Hachem », Avraham bénissait tout le monde. Mais qui bénissait donc Avraham ? C’est Hachem, ainsi qu’il est écrit : « Hachem avait béni Avraham en  tout. »

Moché était le miracle du peuple Juif. Mais qui était le miracle de Moché ? C’est D-ieu, ainsi qu’il est dit (Exode 17 – 15) : « Moché bâtit un autel qu’il nomma ‘Hachem est mon miracle’. »

David était le berger du peuple Juif. D-ieu était son berger, ainsi qu’il est écrit (Psaumes 23 – 1) : « D-ieu est mon berger. »

Yérouchalayim est la lumière du monde car il est dit (Isaïe 60 – 3) : « Les nations marcheront à ta lumière. » Qui est alors la lumière de Yérouchalayim ? C’est Hakadoch Barou’h Hou – le Saint Béni Soit-Il – ainsi qu’il est écrit  (Isaïe 60 – 3) : « Et Hachem sera pour toi une lumière éternelle. »    

Midrash Rabba

Le Pouvoir des Lumières de Chabbath

« Yits’hak l’amena [Rivka] vers la tente de Sarah, sa mère, et il prit Rivka et elle devint sa femme… »

(Genèse 24 – 67)

« Rivka était comme Sarah, car tant que Sarah était vivante, il y avait une flamme qui éclairait de la veille du Chabbath à la veille du Chabbath suivant… »

Rachi

Ainsi, Rivka rétablit les trois miracles qui se produisaient en permanence dans la tente de Sarah. Le premier concernait les lumières de Chabbath qui restaient allumées miraculeusement d’une semaine à l’autre.

Nos sages considèrent que cette Mitsva d’éclairer son foyer et le monde est d’une telle importance qu’une récompense particulière attend le peuple Juif pour l’avoir pratiquée à travers les âges :

Par le mérite de la Mitsva des lumières de Chabbath, Hachem nous montrera les lumières de Tsion reconstruite, ainsi qu’il est écrit (Tséfania 1 – 12) : « En ce temps, J’inspecterai Yérouchalayim avec des lumières… »

A l’époque de la Guéoulah, la lumière du soleil sera superflue, car c’est la Gloire de D-ieu qui éclairera nos pas, ainsi qu’il est dit (Isaïe 60 – 19) : « Ce ne sera plus le soleil qui t’éclairera le jour, ni la lune qui te prêtera le reflet de sa lumière, Hachem sera pour toi une lumière permanente. »

Les nations s’inspireront de la lumière des Béné-Israël, ainsi qu’il est dit (Isaïe 60 – 3) : « Les peuples marcheront à ta lumière, les rois à l’éclat de ton aurore. »

Midrash Rabba