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Nous célébrons, bientôt, la fête de Pourim. Cette célébration est accompagnée de réjouissances matérielles ; les Michloa’h Manoth et les Matanoth Laévyonim – l’envoi de mets à ses amis et les cadeaux aux pauvres –, suivis par le somptueux festin, occupent la grande partie de l’emploi du temps de la journée. Les enfants se déguisent, les gens s’amusent, c’est la fête. Nous nous rassemblons dans nos synagogues pour entendre la Méguilah et pour faire du bruit à chaque fois que le nom d’Hamman est prononcé. Le livre d’Esther est certainement un des passages les plus connus de la Bible par les petits et les grands. Mais peu de gens savent que c’est le seul livre qui ne fasse pas référence au Nom de D-ieu. En effet, tout parait se passer dans l’histoire de Pourim comme si D-ieu n’était pas présent, ‘Has VéChalom. En fait, l’histoire de Pourim donna naissance à une fête au sein de l’exil. Cet exil ne se limite pas à sa forme géographique ; il est plutôt le produit d’une forme plus profonde de l’exil, celui de la Ché’hina, la Présence Divine. D-ieu se retire de l’histoire pour laisser l’occasion à l’homme de prendre les initiatives et apporter la délivrance pour son peuple. Mordé’haï et Esther l’ont compris et ils sauvèrent notre peuple. Pourim est la fête qui permet au Juif d’utiliser tous les potentiels cachés que D-ieu lui a offerts pour remplir sa mission au sein de l’exil. C’est pourquoi Pourim est la seule de nos fêtes qui permet à la joie de dépasser toutes les limites. Cela est aussi le symbole des déguisements et des gâteaux farcis de pâte de fruits appelés Ozné Hamman. L’homme est appelé à découvrir la divinité qui se déguise dans les éléments dits naturels, et il doit pour cela faire ressortir les potentiels les plus cachés de sa personne. Pourim est une fête messianique, car le Machia’h viendra lui aussi après une période de voilement et lorsque les hommes prendront l’initiative de changer le monde en utilisant leurs potentiels cachés pour mettre en œuvre des actes de bonté et de bienfaisance. |
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