« Voici
ce que tu diras à la Maison de Yaakov, et ce que tu exposeras aux
Béné-Israël. »
(Exode 19
– 3)
Selon le
Midrash, le terme de « Maison
de Yaakov »
se réfère aux femmes, tandis que celui de « Béné-Israël » aux hommes. Ainsi, D-ieu demanda à Moché
d’annoncer d’abord aux femmes le Don de la Torah.
Pourquoi
les femmes ont-elles eu le privilège d’être informées en premier ?
Par
ailleurs, nos sages nous apprennent que Moché transmit d’abord les
principes généraux de la Torah aux femmes Juives, puis il enseigna les
détails de la Loi aux hommes.
En fait,
c’est bien dans cet ordre que fut donnée la Torah : les principes
précédèrent les détails.
D’après
le Talmud, le peuple Juif entendit les deux premiers commandements
directement de D-ieu – « Je
suis l’E-ternel Ton D-ieu »
et « Tu n’auras pas
d’autres Dieux »
- puis ils entendirent la suite des Dix Commandements de la bouche de
Moché.
Aussi,
D-ieu donna dans un premier temps les Dix Commandements – les principes
fondamentaux – puis Il donna le reste des 613 Mitsvoth.
Moché se
conduisit de la sorte avec le peuple Juif : Il enseigna d’abord aux femmes
les principes généraux, puis il s’adressa aux hommes pour entrer dans les
détails.
Pour
quelles raisons les principes fondamentaux furent-ils transmis aux
femmes ?
L’amour,
la crainte et la foi en Hachem sont les principes fondamentaux du
Judaïsme, ainsi qu’il est dit : « Il nous prescrivit d’exécuter toutes ces lois, de le révérer… »
En d’autres termes : la totalité de la Torah et des Mitsvoth est un
corollaire de la foi que l’on a en Hachem.
Ces
sentiments sont les fondements du Judaïsme. Or, les femmes se distinguent
justement par ces qualités ; elles manifestent leur foi et l’expriment
plus ouvertement que les hommes. Les femmes Juives observent les Mitsvoth
avec une foi intègre et par pur amour et respect pour la Parole Divine.
Ceci est
donc la raison pour laquelle les femmes Juives méritèrent de recevoir les
principes généraux et les idées fondamentales de la Torah avant les
hommes.
Nos
sages nous ont indiqué que c’est par le mérite des femmes justes que le
peuple Juif fut libéré d’Egypte et qu’il reçut la Torah. Il en est ainsi à
notre époque : c’est par le mérite des femmes vertueuses de notre
génération que nous sortirons du présent exil, et que serons dignes
d’étudier, bientôt, la Torah directement de la bouche de Machia’h.
Likouté
Si’hoth Vol XXXI