« Ce fut le
troisième jour, au matin, il y eut des Koloth – des voix [tonnerres] – et
des éclairs… VéKol – et la voix du Choffar… La voix du Choffar – Kol –
allait et se renforçait Moché parlerait et D-ieu lui répondrait Békol –
par la voix. »
(Exode
19 – 16,19)
Le Talmud remarque que le
terme « Kol – Voix » est utilisé cinq fois dans la
description du déroulement de la révélation sur le Mont Sinaï : « La
Torah fut donnée par cinq voix ! »
Chaque détail de la Torah
a une signification. De plus le récit de notre Paracha – Le Don de la
Torah – est certainement l’événement le plus important de l’histoire. Or,
si la Torah précise que la révélation prit place accompagnée de cinq voix,
c’est que ce détail a une signification hautement symbolique.
La fonction de la voix est
de véhiculer un message, de révéler ce qui, jusque-là, était caché ; une
personne exprime, par l’intermédiaire de la voix, les idées qui étaient
enfouies dans son esprit et dans son cœur. Nous pouvons déduire, alors,
que l’image des « cinq voix » fait allusion à la nature de la
Révélation : le Don de la Torah s’articule en cinq étapes de dévoilement.
Les éléments de la
Création sont, généralement liés au chiffre quatre. Le monde fut créé à
partir des quatre lettres du Nom de Hachem, le Tétragramme. Les mondes
spirituels sont divisés en quatre dimensions : Atsilouth – Emanation, Bria
– Création, Yétsira – Formation, et Assia - Action. Enfin, les créatures
de ce monde forment, elles aussi, quatre règnes : minéral, végétal, animal
et humain.
Ces quatre catégories
contiennent tous les éléments de la Création : Le minéral est le degré le
plus bas ; il ne manifeste aucune vitalité apparente. Le végétal se place
un peu plus haut, car il a une certaine forme de vie. Le niveau supérieur
est l’animal et l’ultime degré est, bien-sûr, celui de l’Homme qui possède
des qualités intellectuelles lui permettant de saisir des concepts
spirituels. Par le biais de l’intellect, l’Homme est capable d’entrevoir
des dimensions qui dépassent les limites de la Création.
Si la Révélation s’était
limitée à « quatre voix », cela supposerait que D-ieu ne se révéla,
Lui et Sa sagesse, uniquement dans le cadre du monde physique, dans les
contraintes des limites du naturel. Cependant, le texte nous dit que la
Torah fut donnée en « cinq voix » - cinq degrés de Révélation –
précisant ainsi que D-ieu révéla aussi une cinquième dimension, un degré
de Sainteté qui transcende toutes les limites de la Création.
Le chiffre cinq représente
la perfection de l’ordre naturel – le chiffre quatre – plus une nouvelle
dimension : celle de D-ieu, Lui-même. Ce sont les plus hauts degrés de
Sainteté qui se révélèrent sur le Mont Sinaï. Il en est ainsi depuis,
chaque fois que nous étudions la Torah ; nous avons les moyens d’atteindre
les plus hauts degrés du Divin en dépassant toutes les contraintes de ce
monde.
Likouté
Si’hoth Vol VI